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Cette affirmation pourrait aujourd'hui sembler inutile, de pure forme, tant nous employons ce mot tous les jours. Or, à y regarder de plus près on voit que cela est de moins en moins vrai. Les fatwas, les condamnations papales, le mac carthysme rampant qui réapparait, le populisme démagogique qui retrouve des couleurs, à gauche comme à droite, sont des signes qui ne trompent pas. D'où mon inquiétude. Qu'est-ce que la liberté ? Le pouvoir que j'ai d'agir ou de ne pas agir, de choisir, sans risquer l'exclusion, l'anathème, l'isolement. Cette valeur fondamentale là  est en danger  partout dans le monde, comme ici. Les apprentis dictateurs, y compris dans nos démocraties, les religieux qui n'ont de foi que leur folie, les autoritaristes dans l'entreprise comme en politique, tous ces gens, tous ces comportements sont à combattre, au risque de voir notre société, notre monde, en pleine régression.

Le combat pour la liberté individuelle et collective, adossé aux valeurs de fraternité et de tolérance c'est le mien, ici et maintenant.

Dimanche 4 octobre 2009

 

"L'armée du crime", un film à voir, pour la mémoire et pour l'espoir. Des étrangers de partout qui portent l'honneur de la France et de la liberté en eux, jusqu'à en mourir. Une leçon d'histoire, une leçon d'espoir. Mourir debout plutôt que vivre couché. Grâce entre autres à eux nous sommes là aujourdhui. Respecter leur mémoire c'est savoir se révolter.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Dimanche 4 octobre 2009

 

"Depuis 2002, les lois sur la sécurité, les plans contre la délinquance surgissent régulièrement au gré des statistiques, des faits divers… et de l'approche des élections. Pourtant, les résultats sont décevants. Les atteintes aux personnes progressent, les cambriolages sont en hausse. Les « quartiers sensibles » ne sont plus les seuls à connaître l'insécurité. Même les statistiques officielles ne parviennent plus à masquer cet échec.

Pourtant, face à la montée de la délinquance, Nicolas Sarkozy avait sonné le tocsin il y a déjà un mois, mobilisant préfets et forces de sécurité, sommant le gouvernement d'agir. Les nouvelles mesures annoncées par François Fillon sont loin de répondre à la « commande » présidentielle. Il ne fait que renforcer des dispositifs déjà existants, avec notamment le développement de la vidéo-surveillance pudiquement rebaptisée « vidéo-protection », sans doute pour ne pas choquer ceux qui verraient là une atteinte aux libertés.

Au final, tout semble avoir été essayé, sauf peut-être des recettes efficaces, celles qui mêlent prévention et répression dans une alchimie difficile à pratiquer  - il faut le reconnaître- mais qui semble la seule susceptible de porter ses fruits, comme l'a montré la police de proximité. L'utilisation politique du thème de la délinquance se retourne aujourd'hui contre ceux qui en ont abusé avec démagogie. Ces apprentis sorciers et donneurs de leçons se retrouvent maintenant fort dépourvus."

Article tiré du blog de Pascal-Eric Lalmy (Conseiller munucipald'Osny, dans le Val d'oise, membre du PRG)

Je partage le point de vue de Pascal-Eric Lalmy. Niolas Sarkozy avait fait de la sécurité et de la lutte contre la délinquance son cheval de bataille électoral, raillant même la gauche et sa police de proximité responsable de tous les maux. La presse se prêtant à l'opération sans fausse honte. Qu'en est-il aujourdhui ? Un constat d'échec, flagrant, incontestable, et une tentative pour reprendre la main politiquement à l'approche de l'échéance électorale des Régionales.

Mouvement pitoyable, et toujours l'erreur de jugement qui a pour corollaire l'inefficacité. Un exemple ? Des problèmes dans les établisements scolaires ? On annonce à grands renforts de soutiens médias la création de brigades volantes (en hélicoptère ?) qui interviendraient là où il y a besoin. Ainsi quand en Lozère un élève aura commis un acte coupable la brigade volante arrivera de Montpellier tel un zorro des temps modernes. Mais.... après l'évènement ! A quoi sert 'elle ? Comment créer des postes supplémentaires quand on en supprime ? les prélever sur ailleurs ? Tout cela n'est que de la poudre aux yeux. Les pouvoirs publics n'ont agité que le bâton, on en voit vite la limite du tout bâton. Ils courent après la délinquance sans jamais la rattraper.

Les victimes se multiplent, et à chaque faits divers on fait une loi nouvelle est votée pour montrer qu'on s'occupe du problème. Les lois s'empilent, les problèmes restent, les victimes se multiplient toujours. Le pouvoir a remplit les prisons de personnes qui n'avaient rien à y faire, soit parce que certaines peines mineures peuvent s'appliquer d'autres manières que par l'emprisonnement, soit parce que les cas relèvent de traitements médicaux et psychiatriques. Les apprentis sorciers ont échoué, là comme en d'autres domaines. Il est temps pour le peuple français d'en faire le bilan. Et il est temps pour ceux qui aspirent à l'alternance de proposer des vraies réponses, sensées, efficaces, à ces vrais problèmes.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Samedi 3 octobre 2009

  Décidément, une preuve supplémentaire nous est donnée de la force du clientélisme politique. Didier Codorniou, prête nom pitoyable, l'emporte dans l'élection interne au PS pour une opération de sauvetage du vieux parti autour d'un vieil aigri cynique et démagogique,  Il faudra encore attendre pour rénover les pratiques politiques et renouveler les équipes ! La casse interne est importante, Au delà des discours post vote d'Andrieu et de Codorniou, il va y avoir du côté de Frêche une action de vengeance impitoyable, qui fera des dégâts. 

Les sondages de ces derniers jours montraient Andrieu meilleur pour rassembler et gagner que Frêche et Codorniou. On voit bien là le décalage entre les "obligés" du PS et l'électorat. Europe écologie risque de profiter de ce choix militant au PS. Mais finalement c'est peut être de par là que viendra un vrai processus de rénovation de la gauche. Dépasser le PS pour rénover la gauche, tous les autres partis de gauche devraient rallier cette stratégie. Sauf à ne rechercher que des postes et des honneurs, du travail et des prébendes. 

Les propos qui sont tenus par certains sur le thème: il a fait de grandes choses on ne peut le désavouer, m'apparaît comme particulièrement choquant. Il a fait son métier d'élu, souvent bien, parfois moins bien, pour autant cela ne lui donne pas un mandat à vie, un droit de tirage électoral permanent. Ses dérapages verbaux récurrents ne peuvent être considérés comme quelque chose qu'il faut accepter parce qu'il serait ainsi. L'expression, la parole d'un élu, parole publique qui plus est, n'est pas un détail, c'est ce qui donne sens à l'action. Ce n'est pas pour rien que le CPNT dont on connaît les penchants extrêmistes rallie Frêche, comme le FN ralliait Blanc ! Frêche n'est plus représentatif pour moi des valeurs humanistes et progressistes qui sont les miennes.  Les militants du PS ici crache dans la main tendue de Bayrou, qui est tout ce qu'on veut sauf un extrêmiste, et ouvre les bras au CPNT !

Il faut noter d'ailleurs qu'un intérêt de ce vote est de constater la perte énorme d'adhérents (plus de 50% paraît il). Il ne reste plus au PS que les salariés de la structure et des diverses collectivités qu'il gère, et ceux qui attendent un service, ou font de la présence en remerciement d'un service. Mais où sont les militants ? J'espère qu'ils ne renforceront pas le rang des abstentionnistes car ce serait une double peine pour la gauche.  Face au pouvoir sarkozyste, face à la crise et à ses effets catastrophiques pour les salariés, la classe moyenne, et les couches populaires, nous méritons mieux que cela. La gauche doit offrir mieux comme alternative. Voyons si le résultat de l'élection régionale nous apportera un éclairage nouveau.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Vendredi 2 octobre 2009

  Plébiscite pour Frêche en PS Languedoc Roussillon avec la victoire de Codorniou. La rénovation reste à la porte. Arnaud Montebourg, chargé du processus de rénovation à la direction du PS, qui avait soutenu la candidature d'Eric Andrieu, doit rager. On voit là la force du clientélisme politique dans notre région où l'intérêt général passe toujours derrière l'intérêt particulier. La rénovation ne viendra pas de l'intérieur du PS, ici du moins. Pourquoi ce constat ? Tout simplement parce qu'ici la démocratie est bafouée. Par exemple dans les PO pas de débat contradictoire Andrieu/Codorniou. Hier est publié un communiqué signé de Peillon, Assouline, Mignard, Bianco et quelques autres, des ségolénistes, qui apportent leur soutien à Codorniou. C'est un faux ! Il y a eu démenti, mais trop tard le mal est fait. Juste le jour du vote. Sans parler des presions amicales, publiques et privées. On se croirait dans un pays où la démocratie sert de cache sexe à la dictature.

Quand on regarde les sondages, qui ne sont que des sondages toutefois, on voit qu'Europe Ecologie talonnerait le PS pour les élections réginales. Si cela se confirme, après le résultat de l'élection européenne, c'est par là que viendra un réel processus de rénovation car les apparatchiks et autres notables du PS devront soit accepter la rénovation et sortir de leur tour dorée, soit ils seront balayés par la dynamique qui se crééra à gauche et chez les progressistes. La gauche n'est pas l'affaire de quelques notables et de leurs clients, c'est l'affaire de tout le peuple de gauche. C'est pour cela qu'il ne faut pas perdre espoir.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Jeudi 1 octobre 2009

  Election interne ce soir au PS. Les adhérents devront se prononcer sur les primaires ouverts, sur le non cumul des mandats, et sur la tête de liste socialiste aux élections régionales. Autant sinon plus que le résultat, ce sera l'abstention qu'il faudra regarder. Il semble en effet que beaucoup d'adhérents sont lassés des querelles de personnes, de l'impuissance politique, et de l'immobilisme idéologique du PS. Au moment où s'engage un processus dit de rénovation il serait plutôt regrettable pour la direction actuelle qu'une abstention trop importante soit constatée.  En effet cela serait vu comme un désaveu cinglant.

Pourquoi ce risque d'abstention importante? Tout d'abord parce que, excepté peut être en Languedoc Roussillon, il n'y a pas de vrai choix alternatif concernant les têtes de listes à l'élection régionale. Ensuite chaque adhérent qui a un peu d'ancienneté au PS sait que, concernant le non cumul, ce n'est pas la question qui est importante, c'est quand et comment il s'appliquera. Or, sur le contenu rien n'a été dit de très explicite. Il s'agit de donner un blanc seing et une commission ad'hoc rattachée à la direction décidera de l'application. Quand on connaît la force d'inertie de l'appareil, le pouvoir interne des élus notables et du système clientéliste qu'il génère, on peut être inquiet de la suite. Enfin, pour ce qui est des primaires, là aussi flou artistique sur les modalités de mises en oeuvre. Avec qui, comment ?

Il y a une réalité aujourd'hui, dont il faut prendre conscience. Le PS est une fédération de baronnies électives, il n'y a plus de cohérence nationale. Le contenu idéologique est multiforme donc sans forme, et ressenti comme tel y compris à l'extérieur, ce qui le rend inaudible. Enfin l'émergence à gauche, à l'extrême gauche, et au centre de forces qui lui disputent le leadership aurait dû le contraindre à évoluer, s'adapter,  se rénover, se renouveler. Au lieu de cela le PS reste enfermé dans une relation fort/faible, dominant/dominé, qui ne correspond plus à la réalité des rapports de force. Et de toutes façons ce début de processus de rénovation n'arrive t'il pas trop tard ?  Le processus le plus probable ce n'est pas la continuation de la rénovation, c'est celui "type SFIO", commencé depuis quelques années, et nous étions quelques uns à la voir venir. La social-démocratie n'a pas su trouver sa place sur l'échiquier poilitique, en France comme ailleurs. L'échec de la deuxième gauche, mise sous l'éteignoir par François Mitterrand, a bloqué l'évolution idéologue, organisationnelle, et politique. Le PS en récolte aujourd'hui les conséquences.

Il faut autre chose, autrement. Un dépassement. Au delà des clivages anciens, de l'appartenance à telle ou telle baronnie, au delà même des frontières du PS, des femmes et des hommes doivent pouvoir se retrouver pour mettre en oeuvre ce dépassement.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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