"Depuis 2002, les lois sur la sécurité, les plans contre la délinquance surgissent régulièrement au gré des
statistiques, des faits divers… et de l'approche des élections. Pourtant, les résultats sont décevants. Les atteintes aux personnes progressent, les cambriolages sont en hausse. Les « quartiers
sensibles » ne sont plus les seuls à connaître l'insécurité. Même les statistiques officielles ne parviennent plus à masquer cet échec.
Pourtant, face à la montée de la délinquance, Nicolas Sarkozy avait sonné le tocsin il y a déjà un mois,
mobilisant préfets et forces de sécurité, sommant le gouvernement d'agir. Les nouvelles mesures annoncées par François Fillon sont loin de répondre à la « commande » présidentielle. Il ne fait
que renforcer des dispositifs déjà existants, avec notamment le développement de la vidéo-surveillance pudiquement rebaptisée « vidéo-protection », sans doute pour ne pas choquer ceux qui
verraient là une atteinte aux libertés.
Au final, tout semble avoir été essayé, sauf peut-être des recettes efficaces, celles qui mêlent prévention et
répression dans une alchimie difficile à pratiquer - il faut le reconnaître- mais qui semble la seule susceptible de porter ses fruits, comme l'a montré la police de proximité.
L'utilisation politique du thème de la délinquance se retourne aujourd'hui contre ceux qui en ont abusé avec démagogie. Ces apprentis sorciers et donneurs de leçons se retrouvent maintenant fort
dépourvus."
Article tiré du blog de Pascal-Eric Lalmy (Conseiller munucipald'Osny, dans le Val d'oise, membre du PRG)
Je partage le point de vue de Pascal-Eric Lalmy. Niolas Sarkozy avait fait de la sécurité et de la lutte contre la délinquance son cheval de bataille électoral, raillant même la gauche et sa
police de proximité responsable de tous les maux. La presse se prêtant à l'opération sans fausse honte. Qu'en est-il aujourdhui ? Un constat d'échec, flagrant, incontestable, et une tentative
pour reprendre la main politiquement à l'approche de l'échéance électorale des Régionales.
Mouvement pitoyable, et toujours l'erreur de jugement qui a pour corollaire l'inefficacité. Un exemple ? Des problèmes dans les établisements scolaires ? On annonce à grands renforts de soutiens
médias la création de brigades volantes (en hélicoptère ?) qui interviendraient là où il y a besoin. Ainsi quand en Lozère un élève aura commis un acte coupable la brigade volante arrivera de
Montpellier tel un zorro des temps modernes. Mais.... après l'évènement ! A quoi sert 'elle ? Comment créer des postes supplémentaires quand on en supprime ? les prélever sur ailleurs ? Tout cela
n'est que de la poudre aux yeux. Les pouvoirs publics n'ont agité que le bâton, on en voit vite la limite du tout bâton. Ils courent après la délinquance sans jamais la rattraper.
Les victimes se multiplent, et à chaque faits divers on fait une loi nouvelle est votée pour montrer qu'on s'occupe du problème. Les lois s'empilent, les problèmes restent, les victimes se
multiplient toujours. Le pouvoir a remplit les prisons de personnes qui n'avaient rien à y faire, soit parce que certaines peines mineures peuvent s'appliquer d'autres manières que par
l'emprisonnement, soit parce que les cas relèvent de traitements médicaux et psychiatriques. Les apprentis sorciers ont échoué, là comme en d'autres domaines. Il est temps pour le peuple français
d'en faire le bilan. Et il est temps pour ceux qui aspirent à l'alternance de proposer des vraies réponses, sensées, efficaces, à ces vrais problèmes.