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Cette affirmation pourrait aujourd'hui sembler inutile, de pure forme, tant nous employons ce mot tous les jours. Or, à y regarder de plus près on voit que cela est de moins en moins vrai. Les fatwas, les condamnations papales, le mac carthysme rampant qui réapparait, le populisme démagogique qui retrouve des couleurs, à gauche comme à droite, sont des signes qui ne trompent pas. D'où mon inquiétude. Qu'est-ce que la liberté ? Le pouvoir que j'ai d'agir ou de ne pas agir, de choisir, sans risquer l'exclusion, l'anathème, l'isolement. Cette valeur fondamentale là  est en danger  partout dans le monde, comme ici. Les apprentis dictateurs, y compris dans nos démocraties, les religieux qui n'ont de foi que leur folie, les autoritaristes dans l'entreprise comme en politique, tous ces gens, tous ces comportements sont à combattre, au risque de voir notre société, notre monde, en pleine régression.

Le combat pour la liberté individuelle et collective, adossé aux valeurs de fraternité et de tolérance c'est le mien, ici et maintenant.

Mercredi 30 septembre 2009

  Georges Frêche nous "régale" de pas de danse dans ses prises de position vis-à-vis du PS qui ne manquent pas de porter atteinte à la crédibilité de sa parole. Hier il rejette le PS comme devant disparaître, et déclare refuser d'y retourner, Aujourd'hui il lui fait une déclaration d'amour ! Serait-ce parce qu'il y a un vote interne au PS, demain, pour désigner le premier des socialistes pour l'élection régionale ?

Le FN c'est une histoire de famille. Après Marine Le Pen au plan national, on a le droit sur la région comme tête de liste à l'élection régionale, à la fille d'Alain Jamet, France Jamet. Pendant que Louis Aliot conseiller régional en Midi Pyrénées, ex-élu à Perpignan, sera aux côtés de France Jamet sur le Languedoc Roussillon. Les gens du voyage en politique ça existe aussi. On ne les chasse pas eux, contrairement aux autres ! Respect pour le uns, rejet pour les autres.

Michel Onfray était à Rivesaltes le week end dernier, lauréat des Vendanges littéraires pour son livre "la religion du poignard". Je n'ai pas pu me rendre disponible pour aller à la rencontre d'un homme qui porte un regard qui mérite attention sur notre monde. Fidèle lecteur de cet homme, je ne peux que recommander la lecture de ses écrits, en particulier son "Traité d'athéologie" (Grasset).

Didier Lombard, PDG de France Télécom, était hier à Annecy, suite au 24ème suicide en 18 mois. Celui qui a parlé de "mode du suicide" dans son entreprise, a été hué à son arrivée par les salariés. Cette entreprise pratique la politique d'objectifs individuels. Quel est l'objectif de Didier Lombard concernnant le nombre de suicides ? Certes l'humour est mal placé mais il permet de ne pas tomber dans l'injure, tellement ce qui se passe est révoltant. Si cet homme avait la moindre dignité il démissionnerait de sa responsabilité. Que dit Me Parisot de cette situation ?





Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Mardi 29 septembre 2009

  Sarkozy avait ouvert la voie en désignant des prévenus coupables avant d'être jugé. Kouchner et Mitterrand s'engouffrent dans cette voie et dénoncent la procédure qui a mené à l'arrestation de Roman Polanski. Rien n'est illégal dans la procédure du procureur californien. Alors les prises de position de ces deux ministres de la République sont indécentes. Que la justice suive son cours. Le temps n'a pas effacé la faute, car la justice américaine ne connaît pas la prescription. Dura lex, sed lex ! Nous =ne pouvons accepter que soit foulée aux pieds l'indépendance de la justice, ici comme ailleurs. Il n' y a pas de bons prévenus ou de mauvais en fonction de leur milieu et de leurs relations, ou même de leur apport culturel. Il est question, faut il le rappeler de pédophilie, de viol sur une mineure. La justice devra déterminer s'il y a culpabilité ou non.

Nos hommes politiques s'honoreraient de revenir à une conception plus républicaine dans leurs comportements. Nous citoyens ne pouvons pas accepter sans broncher que soit remis en cause de manière aussi forte les principes de base de la République par des responsables politiques de haut niveau. Ne tombons pas dans le piège de l'affectif qui nous amènerait à nier de fait l'égalité de tous devant la loi.  Ce serait un signe de régression catastrophique pour l'avenir. Il est encore temps de réagir.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Lundi 28 septembre 2009

  La France s'honore d'être la pays des Droits de l'Homme et des valeurs humanistes mises en avant par les Lumières. Sarkozy et son gouvernement n'arrêtent pas de s'attaquer à ce qu'il nomme l'exception française: remise en cause des acquis sociaux, déconstruction minutieuse du pacte républicain sur lequel notre société fonctionnait, suppression progressive des services publics, de notre système de santé et de protection sociale, etc... . Il y a pourtant un domaine où l'exception française perdure c'est sur celui du cumul des mandats politques et des responsabilités économiques. Là on assure la pérennité. Mieux, on la développe. Ainsi Pierre Gadonneix est débarqué d'EDF, et remplacé dans la foulée par un proche de Sarkozy (c'est la consanguinité du pouvoir), Henri Proglio, patron de Veolia Environnement. Or, cet homme, Henri Proglio, resterait administrateur de Veolia Environnement tout en étant PDG d'EDF. Outre le cumul, particulièrement scandaleux, il faut noter le risque de conflit d'intérêt entre deux entreprises qui peuvent être concurrentes. Moraliser le capitalisme il disait le Président ? La politique des copains l'emporte sur la question morale et sur l'éthique.

L'homme qui se targue de ne pas augmenter les impôts est un créateur de taxes comme on en n'a rarement connu dans notre histoire. Le projet de budget 2010 poursuit dans cette ligne, avec une couche supplémentaire ajoutée par des parlementaires UMP qui proposent de soumettre à l'impôt sur le revenu les indemnités des accidentés du travail. Mesure qui semble bien accueillie par le Président. Une autre mesure proposée par des députés viserait à pénaliser les restaurateurs qui nourrissent leurs salariés, pour récupérer ainsi une partie de la baisse de la TVA. Mais là pas d'enthousiasme ni chez le Président, ni chez Jean François Copé, patron des députés UMP. Pardi, s'attaquer aux entreprises ! Les employés, les ouvriers, les cadres, les accidentés du travail, les malades, oui, tous ceux là ils peuvent payer. Mais les entrepriss, non !

Tous ces faits renforcent le sentiment d'injustice, d'inégalité. L'effort n'est pas partagé équitablement. Au fait Johnny Hallyday a profité de notre système de santé payé par tous, pour le soigner de son cancer. Où sont ses impôts ? Rendez nous l'argent M. Hallyday.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Dimanche 27 septembre 2009

  Peu de personnes s'offusquent des atteintes portées à la démocratie. Bafouée, tronquée, contestée, niée parfois, la démocratie connait ces derniers temps une remise en cause de fait de sa capacité à organiser le vivre ensemble. Est-ce la limite d'un système qui a donné au monde des valeurs partagées, des règles convergentes ? Si limite il y a voit-on poindre un autre système ? Non, malheureusement, la remise en cause de la démocratie s'accompagne du retour à des pratiques autoritaristes, à des comportements qui pour moi sont des régressions sociales, citoyennes et humanistes.

De ce point de vue la présidence de Sarkozy est révélatrice du mal qui mine le système démocratique. Ce mal c'est une gangrène insidieuse, par petits coups, qui ampute ce système par petites doses. La manichéisme politique qui positionne le débat en termes de bien ou mal, qui a pour conséquence que le compromis sur lequel le pays s'est reconstruit après guerre éclate. Les contre-pouvoirs sont démantelés ou rendus impuissants les uns après les autres. L'omnipotence de la fonction présidentielle interdit tout débat constructif (circulez y'a rien à voir). La communication tient lieu de réflexion. L'accointance entre le politique et l'économique créé une chappe épaisse qui autorise des décisions politiques où l'intérêt particulier prime sur l'intérêt général.

Les choses changent dans l'obscurité des liens entre les décideurs politiques et économiques, et les citoyens de sujets deviennent de plus en plus objets. Informés, surinformés, incapables de hiérarchiser les choses et les évènements, le citoyen devient un spectateur inerte et subit de plus en plus les choses comme une fatalité divine. La misère, la précarité, le chômage, les atteintes aux libertés individuelles et collectives, la remise en cause de l'indépendance des pouvoirs, la casse du contrat collectif qui fondait le sentiment d'appartenir à une nation, à un peuple, tout cela aujourd'hui disparaît sous les coups d'un système autoritariste où la démocratie se justifie simplement par l'existence du vote. Dans l'histoire, les pays totalitaires, les pays fascistes, organisaient des votes au suffrage universel. C'est le cas encore aujourd'hui. Cela n'a jamais été suffisant pour que ces pays soient considérés comme démocratiques.  On ne peut pas réduire la démocratie au seul vote au suffrage universel.

Cela est encore plus vrai chez nous où il y a une tradition venue des Lumières qui a ouvert la voie à la République avec des valeurs aujourd'hui de plus en plus bafouées. Liberté, Egalité, Fraternité sont des mots creux dont se parent le pouvoir pour donner l'illusion de les respecter. Or, tout dans le fonctionnement de notre pays est une insulte à ces valeurs. Mais qui s'en soucient. Jacques Attali dans un de ces ouvrages (Une brève histoire de l'avenir), annonçait cette fin de la démocratie. Bien sûr, comme les choses sont insidieuses, cela se fait lentement, très lentement, mais se fait.

Qui s'en soucie à vrai dire ? Pas ceux qui profitent de cette évolution parce qu'ils en vivent ou profitent de retombées indirectes. Pas ceux qui sont écrasés par la difficulté de vivre dans la misère, la précarité et le chômage. Pas les nantis qui profitent pleinement de ce qui se passe. Qui reste t'il ?

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Vendredi 25 septembre 2009

  Nicolas Sarkozy. De New York il pique une violente colère contre Arlette Chabot, la directrice de l'information de France 2. Cette dernière constatant le désaccord entre Sarkozy et Kouchner sur l'Iran, qui  aurait donné lieu à une sérieuse altercation entre les deux hommes,  aurait déclaré "cela aurait fait un beau débat sur France 2". Selon le journal Libération le chef de l'Etat se serait déchaîné pendant près de 15 minutes contre Chabot, s'en prenant à la qualité des programmes de France 2, et critiquant "l'absence de vraies émissions politiques" sur le service public. Il aurait regretté, toujoursd'après Libération du 25 septembre, la sous-représentation de la majorité sur France 2.

Nicolas Sarkozy, toujours de New York, questionné sur l'affaire Clearstram mercredi soir dernier, sur TF1 et France 2 a parlé de coupables à la place de prévenus. Pour cet ancien avocat la confusion ne peut être lapsus, si ce n'est un lapsus révélateur. C'est une pression directe sur la justice. Y aura t'il un juge indépendant pour démentir le Président de la république ? Lui même partie civile le Président ne peut être assigné en raison de son immunité. Les avocats de l'ex premier ministre Dominique de Villepin assigne le président de la République pour atteinte à la "présomption d'innocence". Mais, il peut attaquer en justice mais ne peut pas être attaqué. Il y a comme un manque de cohérence. Les responsables UMP eux mêmes sont troublés par ces propos, même si certains reviennent le lendemain sur ce qu'ils ont dit la veille (par exemple Gérard Longuet).

Quand des responsables politiques s'attaquent à la liberté d'expression, qu'ils soient de droite, de gauche, du centre, ou d'ailleurs, ils s'attaquent à la démocratie. C'est malheureusement pratique courante. La parole n'est pas si libre que l'on croit ici ! Quand des responsables politiques  remettent en cause l'indépendance de la jutice et s'insèrent dans la procédure, ils s'attaquent à la République. Quand c'est le Président de la République lui même qui le fait c'est encore plus grave car il est de par sa fonction garant de cette indépendance. Les faits sont graves. Nous ne pouvons rester sans réagir.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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