Premier tour de l'élection municipale à Perpignan: Alduy (UMP) largement en tête, mathématiquement déjà
vainqueur de l'élection. D'autant qu'il empêche Aliot (FN) d'être au second tour, avec l'aide de Rivière, certes. Amiel (PS/PC/PRG/MRC/CDC) fait le plein de ses voix dès ce tour en laminant
l'extrême gauche. Codognès (Divers Gauche/Verts/Modem) n'arrive pas à confimer dans les urnes une tendance qui semblait lui permettre de rivaliser avec Amiel. Cela confirme que le vote
utile a fonctionné pleinement au premier tour et qu'une partie de l'électorat de Codognès encore obnubilé par le concept d'union de la gauche du 20ème siècle a préféré voter Amiel.
Quelle configuration alors pour le second tour ? Celle de l'an dernier qui a vu le rassemblement hétéroclite autour d'Amiel incapable de l'emporter, même en prenant en compte l'impact de la
fraude ? Ou alors préparer l'avenir en donnant une perspective de dépassement des deux clans en compétition, en offrant aux électeurs un choix clair qui respecte les engagements et
le contenu du programme ? Codognès et son équipe on fait le choix de cette seconde possibilité. Choix difficile, courageux, qui met en avant l'éthique et la probité, face à la puissance
des clans et du clientélisme organisés en système ici. Codognès a un socle électoral qu'il doit développer. Les échéances électorales à venir (régionale, cantonales) seront l'occasion d'affirmer
cette volonté et de préparer la prochaine échéance municipale avec un travail sur la durée.
Pouvait il en être autrement ? Amiel n'a aucunement contacté Codognès. Ce silence est parlant ! Elle n'entend pas partager le pouvoir. Après avoir éliminé en interne les responsables du PS (dont
le 1er secrétaire fédéral Cresta), elle veut éliminer ceux qui l'encombrent à l'extérieur. D'autre part le PC avait à plusieurs occasions fait connaître son refus de toute alliance avec le Modem.
Bourquin semble avoir une position différente. Dans sa déclaration à la presse il parle de la complémentarité des deux listes (Amiel et Codognès). Le différent interne au PS, encore sourd, ne va
pas tarder à éclater au grand jour. Qui plus est, quand le temps judiciaire, qui suit son cours, arrivera à terme, la donne risque d'être passablement bouleversée. Enfin se plier aux exigences
egocentriques d'Amiel signifiait, outre la mise à l'écart de Codognès, la mort politique des Verts et du Modem qui n'auraient eu aucun élu au Conseil Municipal. La politique ce ne doit pas
être "tuer" ses adversaires, c'est le débat, la confrontation d'idées. Au nom de l'idéal républicain et de l'esprit de la démocratie Codognès n'avait pas d'autre choix que de se maintenir pour
rendre visible une offre politique nouvelle et lui permettre de se développer.
La parole est aux électeurs.
Par Michel Cavallier
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Publié dans : michel.cavallier
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