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Un homme libre

Cette affirmation pourrait aujourd'hui sembler inutile, de pure forme, tant nous employons ce mot tous les jours. Or, à y regarder de plus près on voit que cela est de moins en moins vrai. Les fatwas, les condamnations papales, le mac carthysme rampant qui réapparait, le populisme démagogique qui retrouve des couleurs, à gauche comme à droite, sont des signes qui ne trompent pas. D'où mon inquiétude. Qu'est-ce que la liberté ? Le pouvoir que j'ai d'agir ou de ne pas agir, de choisir, sans risquer l'exclusion, l'anathème, l'isolement. Cette valeur fondamentale là  est en danger  partout dans le monde, comme ici. Les apprentis dictateurs, y compris dans nos démocraties, les religieux qui n'ont de foi que leur folie, les autoritaristes dans l'entreprise comme en politique, tous ces gens, tous ces comportements sont à combattre, au risque de voir notre société, notre monde, en pleine régression.

Le combat pour la liberté individuelle et collective, adossé aux valeurs de fraternité et de tolérance c'est le mien, ici et maintenant.

Vendredi 16 mai 2008

Hier  après midi j'entends à la radio que le Président va intervenir en début de soirée sur l'éducation nationale. Je me dis, enfin il va ouvrir un vrai dialogue et mettre en place une méthode de travail plus respectueuse de toutes les parties. Il n'en fut rien, loin d'aborder les problèmes de fond de l'éducation, il a contourné l'obstacle de la grogne qui s'était manifestée dans la journée en annoncent des mesures pour rendre obligatoire par les communes l'accueil des enfants les jours de grève. En plus avec l'obligation faite aux enseignants grévistes de se déclarer 48 heures à l'avance. Stratégie de contournement certes pour éviter de parler du fond et des réduction d'effectifs qui ne trouvent pas une adhésion majoritaire auprès de la population. On connaît maintenant complètement sa manière de faire, et j'aurai dû me douter qu'il n'y avait pas la moindre chance qu'il y ait une réelle expression de concertation. Que voulez c'est mon côté confiance en la nature humaine, qui me joue souvent des tours, mais je ne me referai pas !

Donc le service minimum, qui est une attente de beaucoup de parents qui doivent se débrouiller, se mettra obligatoirement en place avec une loi promulguée avant l'été (il y a la place dans le calendrier parlementaire que Roger Karouchi déclarait il y a quelques jours complètement saturé ?). Sur le principe pourquoi pas, mais est-ce aux communes d'organiser un service alors que la responsabilité de la grève est d'ordre national et concerne l'Etat ? Ce dernier a t'il utilisé le temps depuis le dépôt de préavis de la grève pour engager un dialogue, ce qui est prévu dans les textes ? Non. Si des incidents ou des accidents ont lieu pendant l'accueil réalisé par des personnels dont ce n'est pas la mission première a t'on envisagé la question des responsabilités ? Il y a derrière cette exigence imposée aux enseignants et aux communes une volonté de réduire les conséquences et donc les effets de la grève, de "casser" le mouvement. Cela est d'autant plus vrai que le même jour, le matin, l'inénarrable André Santini déclarait que la grève était quelque chose de dépassée. Dans cette opération une association de parents d'élèves de droite a joué un rôle important médiatiquement, et a ainsi apporté un soutien politique précieux au gouvernement.

Se déclarer gréviste 48 heures avant la grève, peut sembler une chose de bon sens pour organiser l'accueil et éventuellement les classes. Mais si le préavis n'est pas utilisé par l'Etat employeur pour dialoguer avec les syndicats, pourquoi les enseignants devraient ils se soumettre à ce fichage à priori, d'autant que jusqu'au dernier moment une personne peut hésiter, dans un sens ou dans un autre. Or les propos du Président précisent qu'une personne qui ferait grève sans l'avoir annoncé avant serait sanctionnable. Il est clair que c'est le droit de grève qui est visé indirectement.

S'il y avait un climat de confiance, un fonctionnement démocratique apaisé, un dialogue réel, en continu, de telles mesures, inscrites dans ce contexte pourraient se concevoir et se mettre en oeuvre dans la concertation sur les modalités et les responsabilités des uns et des autres, dans le respect du droit de grève qui est un droit constitutionnel et dans l'intérêt des familles. Mais aujourd'hui, présentées comme des sanctions, conséquence d'un non dialogue, ces mesures ont une résonance anti sociale qui les rendent inacceptables.  Sur ce terrain là comme sur les autres Nicolas Sarkozy joue un jeu dangereux, divisant les gens là où il faudrait rassembler. Je crains que l'accumulation de ces actes que je juge dangereux pour la vie démocratique du pays n'amène une situation explosive. Mais c'est peut être ce qu'il cherche. Sûrement d'ailleurs parce que durant sa campagne c'est cette politique qu'il développait, cette manière de faire qu'il annonçait, le tout camouflé il est vrai derrière des slogans démogogiques: "je serai le président du pouvoir d'achant", "j'irai chercher la croissance avec les dents", "travailler plus pour gagner plus". Beaucoup de personnes ont cru à ces slogans, ce sont celles là aujourd'hui qui se mordent les doigts, ce qui explique son score si bas dans les sondages. Comme dit l'autre "putain encore quatre ans".

par Michel Cavallier publié dans : michel.cavallier
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Jeudi 15 mai 2008

J'ai lu il y a quelques jours que le Président Nicolas Sarkozy avait déclaré devant les parlementaires de la majorité que si les choses allaient mal c'était de la faute à la presse. J'ai entendu hier la Secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet déclarer que si la France devait faire un texte sur les OGM c'était la faute à l'Europe.  Décidément cette équipe n'arrête pas d'être victime des autres ! Le drame de la situation, qui nous empêche d'en rire, si ce n'est d'en sourire, c'est que dans les faits c'est la démocratie et les gens les plus modestes qui souffrent de cette politique mise en oeuvre par Sarkozy et son gouvernement.

La démocratie, oui, parce que l'exercice du pouvoir personnel que pratique le Président de la République se fait au détriment des élus de la République. Il n'y a qu'à voir les difficultés que connaît le groupe majoritaire au Parlement pour comprendre que de plus en plus de députés de Droite ont du mal à assumer une manière de fonctionner qui ne s'embarasse pas de concertation. Les élus, et même les ministres, ont appris souvent par une déclaration publique du Président ce qu'il fallait faire, décider, mettre en oeuvre.  Les groupes d'experts, les commisssions, les conseillers de l'Elysée court-circuitent régulièrement les élus de la Nation. Et qui plus est le Président veut faire passer une loi qui l'autoriserait à parler devant le Parlement. Nous quittons la lettre et l'esprit de la Vème République sans qu'il y ait un débat de fond, général, global. L'opération se fait par la petite porte, on la cache, comme une maladie honteuse. C'est cela le pouvoir personnel, exercée par une personne, on peut le dire, qui n'a même pas l'envergure et la densité d'un De Gaulle, qui, lui, était quand même plus respectueux des institutions. Une majorité de gens aujourd'hui s'aperçoivent que nous devons traîner notre "Bush" encore quelques années, sachant qu'outre atlantique l'équipe en place est plus respectueuse des contre-pouvoirs (presse et justice). Qu'avons nous fait pour mériter cela ? Oui, je sais il y a eu un vote, je le respecte, en déplorant le résultat. et je vois autour de moi beaucoup de personnes qui regrettent le bulletin qu'ils ont mis dans l'urne. Mais il est trop tard.

La souffrance des gens modestes, oui, parce qu'ils subissent depuis le début de la mandature Sarkozy les effets d'une politique de classe, dévouée au patronat, aux grandes entreprises, et aux catégories possédantes. Mais non seulement on inverse le sens de la redistribution au profit des plus aisées, mais en plus on continue de prélever sur les catégories populaires qui subissent de plein fouet l'inflation, les salaires qui stagnent, et les taxes diverses qui sont décidées. Cela pourra t'il durer longtemps ? Je suis de ceux qui pensent que le quinquennat risque de ne pas aller à son terme si cette politique continue car elle est insupportable, parce qu'injuste.

L'équipe en place n'est pas une bonne gestionnaire de notre économie, elle tord la démocratie dans un sens inquiétant. A l'image de l'équipe Bush, l'image de cette équipe est déconsidérée dans le monde, écornant l'image de la France. Enfin, au lieu de se positionner pour travailler à construire une Europe dont nous avons besoin cette équipe, et le Président Sarkozy en tête, continue à utiliser l'Europe comme bouc émissaire, apportant de l'eau au moulin de tous ceux, à gauche comme à droite, qui veulent que l'Europe reste un marché et ne devienne pas une institution politique. Les gens de progrès dans ce pays ont du pain sur la planche. Raison de plus pour se mettre au travail !

par Michel Cavallier publié dans : michel.cavallier
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Lundi 12 mai 2008

Nicolas Sarkozy ne veut pas être caricaturé. Je ne vais pas tenter le parallèle facile avec les islamistes qui interdisent la caricature de Mahomet. Là n'est pas l'essentiel. L'essentiel tient en deux points. Où commence et où se termine la caricature pour lui, car cela pose le problème de la liberté d'expression et plus globalement de la liberté de la presse ? Doit on définir des critères acceptables par le Président pour parler de lui et de sa politique ? Et derrière ces deux questions une autre pointe son nez inévitablement, est-il lui aussi tenu de ne pas caricaturer ses adversaires politiques et leurs idées ? A cette dernière on a la réponse, dans ses propos et ces actes.

Chacun voit bien que la pente est glissante qui nous mène tout droit à un régime qui sort du cadre de la démocratie. Nicolas Sarkozy ne peut plus se contenter de tancer ses amis propriétaires des médias et journalistes serviles, il faut que tous les médias disent et écrivent ce qu'il a envie d'entendre et de lire. Et bien non, ce n'est pas cela la règle du jeu. Et toute la presse, tous les médias devraient réagir vertement à ces tentatives d'intimidation, comme l'a fait le Directeur de l'AFP en indiquant au gouvernement qu'il n'entendait pas se laisser dicter ses choix éditoriaux.

Nicolas Sarkozy, comme à son habitude, quand il est en difficulté, va chercher un bouc émissaire. En ce moment c'est la presse. S'il regardait objectivement sa politique et les effets néfastes qu'elle a sur des couches de plus en plus importantes de la population, il comprendrait peut être pourquopi les sondages continuent à lui être si défavorables, malgré le déplacement en couple à Londres où Carla a été si touchante, malgré la dernière intervention télévisée dans le palais doré de l'Elysée, malgré les propos en direction des couches populaires, mais qui ne correspondent en rien aux décisions prises par son gouvernement qui a aidé les mieux nantis et qui demande aux moins nantis maintenant de se serrer la ceinture.

La caricature d'une politique équitable et de progrès c'est ce qu'il pratique tous les jours. Pire même qu'une caricature qui accentue les défauts, là c'est de la déformation complète. Il fait l'inverse de ce qu'il a dit pendant la campagne, il dit une chose et son contraire, il brouille les pistes pour tenter de camoufler les traits réels de sa politique qui est une politique réactionnaire sur le plan social et conservatrice sur le plan sociétal. Pire que tout, il enrobe tout cela du mot de réforme, mot qu'il rend indigeste à toute la société française, malheureusement. Il faudra beaucoup de pédagogie et de patience à ceux qui prendront la suite, si ce sont des hommes de progrès, pour convaincre que la réforme c'est le progrès économique et social avec la justice, c'est plus de liberté pour tous, et c'est donner la priorité à l'intérêt général.

par Michel Cavallier publié dans : michel.cavallier
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Jeudi 8 mai 2008

Dans le monde de l'entreprise il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Les actionnaires décident d'un retour de 15% au moins sur le fruit du travail. Les Directeurs se font voter par les Conseils d'Administration dociles des salaires mirifiques et des parachutes dorés, sans parler des stocks options. Les salariés quant à eux, qui créént la richesse par leur travail n'ont pas droit au partage du fruit du travail, si ce n'est par des luttes incessantes, pour obtenir des miettes, comparées aux dividendes et autres avantages distribués aux Directeurs et autres actionnaires. Dans la petite et moyenne entreprise cela est aussi vrai. Celui qui se considère comme le propriétaire de l'entreprise pense que le fruit du travail est également sa propriété, et qu'il peut en disposer à sa guise. Ainsi les salariés doivent là aussi se contenter des miettes tandis que le patron peut se fixer le niveau de vie qui lui sied. Tout cela est profondément injuste. Plus encore, face à l'Etat les entreprises ont la même posture. Tout leur est dû. L'état qui prend en charge l'éducation et la formation des salariés, qui garanti par des lois et règlements un fonctionnement le meilleur possible de la vie en société, cet état donc ne devrait pas réclalmer aussi sa part du fruit du travail. Quantitativement et qualitativement les entreprises recoivent plus de l'état qu'elle ne lui donne.

Il faut décomplexer le rapport à l'économie. La mentalité des patrons et des rentiers de l'économie doit évoluer pour que le pays retrouve une dynamique économique perdue. Je dis que les premiers responsables de l'état de notre économie ce sont les décideurs économiques eux-mêmes plus axés sur leur intérêt immédiat, corporatiste et personnel, que sur l'intérêt général. Je dis que l'état cède trop facilement au chantage des patrons et des rentiers de l'économie sans même exiger des contre-parties. Le résultat de cet état de fait c'est une économie sans ambition, des fruits du travail qui vont dans des trains de vie sans cesse augmentés pour quelques uns et une précarisation et un appauvrissement pour les autres. Le résultat de tout cela c'est une démobilisation généralisée des salariés qui ne trouvent plus leur compte dans la répartition actuelle des fruits du travail, et, conséquence logique, une croissance de plus en plus faible. Le patronat doit arrêter de se lamenter, de geindre pour un oui ou pour un non, il doit se mobiliser autour de l'intérêt général par l'acceptation d'une plus juste répartition des fruits du travail et une volonté de se battre pour développer l'économie et la croissance, ce qui sera bénéfique pour tout le monde, pour toute la société. Les salariés aussi doivent sortir du rôle exclusif de contestatation systématique pour accepter d'être des partenaires du développement, des acteurs de la croissance. Ils l'ont fait lors des 35 heures en acceptant momentanément une stagnation des salaires en contre-partie de la réduction du temps de travail. N'oublions pas aussi que les 35 heures ont été l'occasion de remettre à plat l'organisation des entreprises, pour une meilleure productivité, ce qui s'est réalisé car les salariés français sont les salariés qui ont un des taux de productivité les plus élevés au monde. Nous devons penser une société plus juste, plus solidaire, et nous retrouverons le chemin du progrès et de la croissance. C'est un jeu gagnant/gagnant.

par Michel Cavallier publié dans : michel.cavallier
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Dimanche 4 mai 2008

Tous les jours on nous prédit un nouveau Mai 68. Cette période de notre histoire mise au placard par le candidat Nicolas Sarkozy dans des déclarations toniturantes dont il a le secret, est aujourd'hui sur le devant de la scène, anniversaire oblige. Mais l'anniversaire de Mai 68 il y en a eu tous les ans depuis 68 et des décennies aussi. Pourquoi  en ce moment Mai 68 s'impose comme un repère, une référence ? On peut penser que l'ennui qui régnait pour des jeunes curieux, créatifs, dans une société figée dans un rigorisme moral qui ne répondait plus aux attentes et aux désirs d'une jeunesse bouillonnante de vie, a représenté un levier important de la révolte étudiante et de la jeunesse en général. Pour autant Mai 68 n'a pas été qu'une révolte étudiante, cette période a connu des mouvements ouviers et populaires de constestation et de revendication qui ont porté au delà de la rigidité morale et bien pensante de l'époque, il y a eu dans ces mouvements une volonté de rompre avec des relations sociales basées sur un socle de compromis issu de la fin de la guerre qui ne répondait plus à un accroissement de la richesse produite qui se redistribuait de manière injuste. Il a fallu créer un choc frontal face à un patronat encore paternaliste et à des gouvernements encore empreints d'une posture liée à une période coloniale qui était derrière nous et incapables de se projeter dans l'avenir. La conjonction de l'ennui des forces vives de la société et de l'incompétence du patronat et des gouvernants a donné Mai 68.

Sommes nous aujourd'hui dans cette problématique ? Je ne le pense pas. La période est caractérisée par une crise économique profonde qui touche au coeur même du capitalisme, pas comparable aux chocs pétroliers post 68. La mondialisation et la globalisation chamboulent complètement les régles du jeu économique, politique et social. Les pays émergents remettent en cause, non seulement l'hégémonie des pays dominants, mais le fonctionnement même des échanges économiques, de la capacité productive, et de la distribution des richesses. Pendant que les USA entraînent le monde démocratique dans une croisade  mondiale contre le terrorisme islamiste, qui n'est pas comprise par les 3/4 de la population du monde, la Chine, l'Inde et les pays qui bâtissent le monde de demain se développent à vitesse grand v. Et l'Europe n'en finit pas de se (dé)construire devant les égoïsmes nationaux, les particularismes sociaux, et les peurs irraisonnées face à la prise de responsabilité qu'impose l'évolution du monde. Enfin les situations ne sont pas comparbles parce que la politique économique actuelle ne mène pas au développement partagé mais à la précarisation d'une grande partie des salariée et à la disparition d'une partie importante de la classe moyenne, dont l'existence est significative de la qualité de la répartition de la richesse.

En 40 ans la classe moyenne qui s'était constituée et renforcée est aujourd'hui en voie de réduction drastique sous les effets d'une mondialisation mal comprise, refusée même parfois, et qui pourtant s'impose à nous, quoiqu'on en pense. Le patronat les politiques n'ont pas préparé l'avenir, tout comme en 68, c'est le point comparable avec cette époque, mais les forces vives sont désespérées, c'est la différence d'avec 68.  Plus que l'ennui en effet, c'est le désespoir qui est ressenti, le moral est au plus bas depuis que cet indicateur est suivi. Qu'est ce que cela va donner ? On peut s'attendre à un grand mouvement de protestation, divers et diffu ou canalisé et regroupé, mais comme en 68 il manque le relais politique, la gauche n'ayant pas réactualisé sa vision du monde, et n'ayant pas fait partagé à la société un projet de développement et d'espérance. 

Je ne sais ce que l'avenir sera, mais je dois savoir ce que je fais aujourd'hui et ce que je ferai demain pour que le monde qui change ne soit plus un monde subi mais un monde maîtrisé. C'est de notre responsabilité, qui que nous soyons. A chacun de se poser la question pour lui, et pour les autres, et essayons de faire converger nos énergies, notre créativité, et nos désirs. Le progrès de l'humanité est à cette condition, et franchement, ça vaut le coup.

par Michel Cavallier publié dans : michel.cavallier
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