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libre

Cette affirmation pourrait aujourd'hui sembler inutile, de pure forme, tant nous employons ce mot tous les jours. Or, à y regarder de plus près on voit que cela est de moins en moins vrai. Les fatwas, les condamnations papales, le mac carthysme rampant qui réapparait, le populisme démagogique qui retrouve des couleurs, à gauche comme à droite, sont des signes qui ne trompent pas. D'où mon inquiétude. Qu'est-ce que la liberté ? Le pouvoir que j'ai d'agir ou de ne pas agir, de choisir, sans risquer l'exclusion, l'anathème, l'isolement. Cette valeur fondamentale là  est en danger  partout dans le monde, comme ici. Les apprentis dictateurs, y compris dans nos démocraties, les religieux qui n'ont de foi que leur folie, les autoritaristes dans l'entreprise comme en politique, tous ces gens, tous ces comportements sont à combattre, au risque de voir notre société, notre monde, en pleine régression.

Le combat pour la liberté individuelle et collective, adossé aux valeurs de fraternité et de tolérance c'est le mien, ici et maintenant.

Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 08:24

Le Président candidat ou le candidat Président était en direct sur 8 ou 9 chaînes de télévision hier. Cela donnait comme un goût de Corée du Nord. pouah ! Trônant dans les ors de son palais il recevait donc quatre journalistes chargés de lui donner la réplique, ou plutôt de lui donner la parole sur les thèmes qu'il avait déterminé. Le cadre fastueux de la cérémonie, et le côté guindé des choses et des gens, tout cela avait quelque chose de décalé avec ce que vit le pays, la crise financière, éconimique, et sociale.

Sur le contenu, deux remarques. Nicolas Sarkozy a reprit en creux les propositions de François Hollande et présenté les siennes. Cet exercice de copie/déformation lui est habituel. Il n'a pas beaucoup d'idées par lui-même, il a besoin de celles des autres. Voilà pourquoi la Droite était si pressée que François Hollande présente son programme. Les contre-propositions de Nicolas Sarkozy se situent dans la ligne de son action depuis près de 5 ans: donner des marges de manoeuvre au Budget qu'il a rendu exsangue en faisant peser des charges supplémentaires sur les salariés et la classe populaire, et sur la classe moyenne. Un exemple pour la classe moyenne dont il veut se faire le défenseur, l'annonce des deux points supplémentaires de CSG sur la plupart des placements. Les placements concernés sont l'assurance-vie, dividendes, plus-values sur les actions ou sur l'immobilier, livrets d'épargne, Plan d'épargne Logement (PEL), à l'exception (ouf !) du Livret A et du LDD (ex Codevi). Ainsi la classe moyenne va partager avec les plus aisés l'honneur de suppléer les erreurs de gestion de Nicolas Sarkozy en mettant la main à la poche. Nicolas Sarkosy n'a plus d'argent mais il va se servir dans l'épargne des français sans contre-partie. Et après il dit défendre la classe moyenne ! C'est la troisième hausse en un an sur les revenus du patrimoine. Notons au passage que la fiscalité du patrimoine est beaucoup plus légère en Allemagne. Concernannt la comparaison avec l'Allemagne, au même moment où l'Etat accorde l'autorisation d'augmenter les péages autoroutiers aux concessionnaires, notons qu'en Allemagne la plupart des autoroute sont gratuites. La comparaison c'est toujours dans le même sens avec Nicolas Sarkozy.

Seconde remarque. Nicolas Sarkozy a zappé la démocratie. Annoncer à quelques semaines de l'élection présidentielle des mesures qui ne seront pour la plupart effectives qu'à l'automne prochain, c'est à dire après la Présidentielle, c'est commettre un acte de déni démocratique. C'est comme si, pour lui, il n'y avait pas d'élection ! Il continue à diriger sans tenir compte du temps électoral, comme s'il était au dessus de ces basses préoccupations. Rien ne justifie l'urgence de ses mesures, lui-même d'ailleurs déclarant en début de son intervention que la situation s'améliorait. Alors pourquoi cet empressement ? Il joue ses dernières cartes. Face à un désaveu largement majoritaire dans le pays, il tente un dernier coup de bluff jouant sur la fonction de Président et sur le rôle de candidat, mais ni l'un ni l'autre vraiment, un peu des deux, c'est à dire pas grand chose, comme les mesures proposées, qui sont la continuité de son action à l'Elysée qui nous a mené à la situation dans laquelle nous sommes.

Je ne parle pas des autres mesures qui sont présentées longuement par les médias. Je note au passage que la remise en cause du Code du Travail par le fait que les accords d'entreprise auraient force de Loi, c'est un élément de dérégulation ultra libérale qui risquerait s'il était appliqué de remettre en cause totalement notre pacte social, au détriment de notre histoire, de nos acquis, pour un sytème sans foi ni loi. Ce système peut avoir une raison d'être en Allemagne, mais parce que dans ce pays il y a un mode de co-gestion entre les partenaires sociaux qui n'existe pas ici. Ce n'est pas notre histoire. Cela pourrait peut être le devenir, encore faudrait-il que le pouvoir respecte les partenaires sociaux et que rien ne soit décidé sans une vraie négociation avec ces derniers. Or dans l'état actuel des choses, le gouvernement prend en compte le patronat, rarement, pour ne pas dire jamais, les représentants des salariés. Il y a toute une culture du respect à acquérir avant que de mettre en place un dispositif de responsabilité partenariale.

Pour terminer, un point d'humour, d'humeur, quand le Président dit qu'on ne l'a jamais entendu prononcer le terme de TVA sociale, il ment, une fois de plus. Les vidéos circulent sur Internet à foison pour attester de ce mensonge. Il n'a pas changé. Il ne changera pas. Qu'il s'en aille, on en a marre de lui, et on  a honte pour notre pays !

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 11:31

Le soleil est là qui réchauffe la terre, et nos corps. Mais la tramontane, cette amie fidèle qui nous aime tant, vient nous rappeler que le temps est affaire de contraste, et que la chaleur du soleil n'est jamais qu'un élément du temps parmi d'autres. Ainsi va le temps. Ainsi va la vie. Aujourd'hui beaucoup aspirent à ce que la justice et l'égalité soient des valeurs qui s'appliquent à notre monde. Mais dans le même temps chacun voit d'abord son intérêt avant de regarder l'intérêt général. Certes, il n'y a pas obligatoirement conflit entre les deux, pour une grande majorité d'êtres humains. Cependant, mettre en oeuvre l'égalité et la justice implique que certains devront perdre de leurs avantages, les partager.

Notre système a en effet développé au fil du temps des inégalités si fortes qu'elles ont créé leur propre système de défense en laissant croire à la majorité que l'inégalité qui permet à quelques uns de vivre mieux, porte promesse que d'autres en bénéficie aussi. C'est en cela que des êtres humains pensent pouvoir accéder au plus, sans se soucier de savoir si c'est au détriment d'autres. Comme les places sont limitées dans le cercle de la réussite, il arrive un moment où la majorité des êtres humains se rend compte que la promesse de rentrer dans le cercle est une illusion. La réussite de quelques uns n'est possible que par le maintien dans le moins de beaucoup d'autres. Est-ce ainsi que les hommes vivent, comme disait le poète ?

Si c'est ainsi, notre monde va bien mal. Et on le constate tous les jours. Si c'est ainsi, nous allons à la catastrophe car l'inégalité est devenue tellement prégnante qu'elle va provoquer une implosion du système. Faut-il espérer que cela éclate, brutalement, ou pouvons nous remédier aux vices du système en les corrigeant par une régulation vers plus de justice et d'égalité. Tel est c'enjeu de l'élection présidentielle qui arrive. Cet enjeu est bien présent dans le débat qui agite le monde politique, entre la droite et la gauche. Même si tout n'est pas blanc d'un côté et noir de l'autre, il y a quand même des repères qui délimitent bien des directions différentes.

Le repli sur soi dans ce contexte est synonyme de lâcheté. Il est des périodes qui engage tout le monde à prendre position. L'abstention est de fait une prise de position pour l'existant, même si on le conteste. Chaque être humain  porte la responsabilité du monde, de ce qu'il est, de ce qu'il peut devenir. Se respecter et respecter les autres, c'est prendre position.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 09:41

Il y a comme un goût de défaitisme à droite. Jean François Copé, désabusé, a perdu le sens de l'humour dont il usait (et abusait) évitant ainsi de s'engager sur le fond des choses. Il a laissé au vestiaire les attaques où l'excès rivalisait avec la mauvaise foi. Alain Juppé lui jouait gros hier face à François Hollande. Il n'a pas ramassé la mise. Entre énervement et crispation, il n'a pas trouvé le bon angle pour démonter les propositions de François Hollande. A moment même, on pouvait penser que celui qui occupait la fonction c'était François Hollande et qu'Alain Juppé était le challenger. Il est difficile pour l'UMP de défendre un bilan déjà condamné par les urnes de nombreuses fois et d'avancer un programmme qui n'existe pas, car l'UMP n'a pas encore de candidat, si ce n'est un Président qui utilise au maximum la fonction pour faire sa propagande, et qui se montre incapable jusqu'à aujourd'hui de convaincre que demain il pourra faire mieux que ce qu'il a fait jusqu'à maintenant, dont les françoais subissent le résultat. Si Alain Juppé avait des visées présidentielles, son camp s'est rendu compte hier qu'il n'avait pas la pointure pour la fonction. L'image du prétendu homme d'Etat en a prit un coup.

On verra dimanche si le Président pas encore candidat mais déjà en campagne arrive à inverser le cours des choses. En politique tout est possible, et François Hollande l'a dit plus d'une fois, les sondages d'aujourd'hui ne sont pas obligatoirement le vote de demain. Même s'il vaut mieux avoir aujourd'hui 60% que 40% au second tour. Quelle est la marge de manoeuvre de Nicolas Sarkozy pour retourner l'opinion en sa faveur ? Elle est mince. D'abord parce qu'il a collé de près aux thèses de l'extrême sroite sur de nombreux sujets, et qu'il s'est prit lui même à son propre piège. Ensuite, l'espace nouveau qu'il avait ouvert lors de son discours de Toulon (l'avant dernier, pas le dernier), et auquel il n'a pas donné suite concrète, est aujourd'hui pleinement occupé par François Hollande. Sauf à rallier ce dernier, mais alors quel poids aurait sa candidature ? Enfin, il reste le social. Sur ce champ là il a montré dans les faits qu'il était le représentant des grandes entreprises et des classes aisées, en développant l'inégalité dans la contribution des uns par rapport aux autres. S'il se dédit aujourdhui, il donne raison à tous ceux qui l'ont combattu et qui critiquent son bilan. En quoi serait-il crédible aujourdhui en disant le contraire de ce qu'il a fait ? Pourquoi faudrait-il croire ses paroles lui qui a si souvent dit une chose et fait son contraire ? 

Maintenant les choses sont claires. Le débat présidentiel est lancé sur les propositions de François Hollande et sur le bilan de Nicolas Sarkozy (faute d'avoir des propositions de sa part). Les citoyens ont toutes les cartes en main pour choisir demain. Il n'est pas question d'une rupture, encore moins d'une révolution, il est question de réguler un capitalisme qui s'est emballé, de mettre de la justice là où il y a de l'injustice, d'avoir une vision d'ensemble,  et ne pas se contenter de réponses à court terme, allant dans tous les sens, qui ne préparent pas l'avenir, c'est-à-dire la sortie de crise. Entre le laissez aller et les incohérences actuelles, le fait de monter les françois les uns contre les autres, et la reprise en main politique de l'avenir en rassemblant les français sur les valeurs de la République, le choix est clair.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 08:17

Prenons quelque distance aujourd'hui avec la politique, le temps d'apprécier la vie sous un autre aspect. En effet si le destin du monde et l'avenir des sociétés ont un intérêt qu'il n'est pas question pour moi de nier, il ne faut pas oublier que le présent est caractérisé par l'émerveillement devant la nature, le plaisir de la relation humaine sans enjeu ni intérêt. Cela, c'est ce que chacune et chacun nous construisons dans notre cheminement personnel. Le temps alors semble s'arrêter, les choses se figer.

Je ne suis pas nostalgique par nature, ou alors dans des moments précis, quand le moral est en berne, que des ennuis personnels obscurcissent l'horizon. La nostalgie est une forme de repli sur soi. Elle permet à l'esprit de se protéger de toutes agressions, parfois de les nier. La nostalgie sublime l'esprit, souvent en permettant de déformer la réalité. Mais ce moment ne peut durer, au risque de plonger dans une inertie qui remettrait en cause toute action pour le bien commun, pour le progrès de l'humanité.

C'est dans le partage, dans l'échange, dans la confrontation d'idées que réside le progrès de l'humanité. C'est dans la tolérance et le respect de l'autre, que réside le bonheur commun. Chacune et chacun peut, doit y apporter sa contribution par son chemin propre. Il n'y a pas de chemin type, modèle, il y a une multitude de chemins, chacune et chacun nous trouvons le nôtre. Ce qui est important ce sont les valeurs qui nous guident, la manière dont nous cheminons.

Je ne sais où je vais, je sais comment j'y vais. Tendre à maîtriser la manière dont j'avance dans ce monde, c'est l'essentiel qui doit mobiliser mon esprit. Il doit sembler à beaucoup problématique de ne pas savoir ce que je vais trouver. Certains même doivent se décourager à l'idée de ne pas savoir. Je ne suis pas un dieu, et je n'aspire pas à l'être. Et d'ailleurs aucun dieu ne peut faire obstacle à ma démarche, à mon envie de progresser dans la connaissance, à la manière dont je le conçois.

Je vais continuer ce chemin, mon chemin, après ces quelques minutes de réflexion, convaincu que le trésor de la vie c'est la vie elle-même. Et qu'elle vaut tous les combats pour l'apprécier, l'améliorer, pour la vivre dans toujours plus de liberté, toujours plus d'égalité et de justice, toujours plus de fraternité.

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 11:48

Il va parler dimanche, sur au moins quatre ou cinq chaînes de télévision, en direct. Comme d'habitude il a choisit les journalistes qui l'interrogeront. Il n'y a qu'en France que les responsables politiques font ainsi ! Nicolas Sarkozy tente un coup de bluff, avant de faire son choix, être ou ne pas être candidat au bout du bout. L'UMP est déboussolée, plus personne ne comprends rien à la stratégie de Nicolas Sarkozy. On a vu un Jean Fraonçois Copé à la télévision en difficulté pour présenter et défendre le bilan du quinquennat, et un peu faible dans ses attaques contre François Hollande. On entend de vagues bruits de fond venant de Nadine Morano, incapable de décrypter l'action de son mentor. Valérie Pécresse, porte parole du gouvernement est quasi sans voix. Bref c'est l'affolement et l'inquiétude.

Ne nous y trompons pas, il y a dans le comportement de Nicolas Sarkozy une grande part de bluff. On le savait déjà concernant ses promesses. En près de cinq ans on a pu le vérifier. Mais ce bluff est élevé au rang de stratégie dans les annnonces contradictoires qui sont faites ici où là, sous forme de pseudos confidences. Donner l'impression d'être déjà battu, de la savoir, puis faire un passage télévision de grande envergure. Tout cela c'est bluff et esbroufe, et François Hollande et les autres candidats ne doivent pas tomber dans le piège. La force de François Hollande c'est d'avoir reprit la main depuis dimanche dernier, obligeant Nicolas Sarkozy à louvoyer au jour le jour pour trouver la meilleure riposte. Il faut le laisser louvoyer. Dimanche il annoncera probablement si ce n'est un programme, du moins des axes forts et des mesures peut être immédiates, pour marquer les esprits et reprendre la main. Soit il s'inscrit dans la continuité de sa politique: tout pour les riches et les entreprises, les larmes et la sueur pour les salariés et les classes populaires, soit il se contredit en changeant d'orientation vers plus d'égalité et de justice sociale. Ainsi après avoir singé les idées du FN, il singerait les idées de la gauche. Dans les deux cas les électeurs préfèreront les originaux. On le voit avec le taux actuel de Marine Le Pen dans les sondages. 

Nicolas Sarkozy s'est lui-même prit en tenaille entre l'extrême droite et la gauche. Quant au centre qu'il avait mit au pas avec quelques portefeuilles ministériels, il s'agite de nouveau dans l'espoir de récupérer quelques restes du sarkozysme déclinant. La voie de Nicolas Sarkozy est étroite. Il faudrait en plus qu'il récupère de la crédibilité personnelle auprès des électeurs et des citoyens. Mais qui sait, il suffit d'une proposition qui fasse consensus et fédère, d'une posture qui rompe avec ce qu'il a été, mais aussi de faux pas de François Hollande et des autres. Alors rien n'est joué, et c'est bien ainsi, car c'est comme cela que fonctionne la démocratie. Au fait qui croit aujourd'hui que Nicolas Sarkozy n'est pas déjà en campagne électorale depuis plusieurs semaines ? 

Par Michel Cavallier - Publié dans : michel.cavallier
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